Le jour où je suis arrivé dans l’entreprise, je n’étais pas très rassuré; tout d’abord parce que je n’étais pas si doué que ça en espagnole, ensuite parce que je n’avais eu aucun contact avec mon entreprise. Oui il faut savoir que lorsqu’on écrit à une entreprise Espagnole, il ne faut pas s’inquiéter de voir la réponse arriver trés tardivement, cela doit être une sorte de coutume.
Je ne savais donc pas où j’allais, ni qui je devais rencontrer et dans quelles conditions. J’arrive donc devant la porte, les genoux tremblant évidemment, en ayant peur de se tromper de mot pour dire bonjour, de faire mauvaise impression, d’etre mal habillé.. Bref le stress banal que chaque individus peut avoir avant de se plonger dans une aventure de 3 mois avec des inconnus, ne parlant pas la même langue qu’eux..
La porte s’ouvre et deux grands sourires m’acceuillent portés par deux jeunes trentenaires qui remplissaient a eux seul leur appartement réaménagé en bureau; tout est propre, sobre, mais évidemment design.
La discussion s’engage, evidement que dans un seul sens, n’ayant pour seule capacité de répondre que par des “si vale” (“oui d’accord”), essayant de décrypter au moins le sens général de leur phrase; mais finalement je crois que j’avais compris l’essentiel.
Ils m’installèrent sur le même bureau que l’un d’eux, mon maitre de stage, et me voilà posté devant un Mac qui va me servir de compagnon pendant 3 mois.
Cette étape éprouvante étant franchie avec succès, je pouvais enfin commencer à réfléchir à des problèmes plus profonds: à quelles tâches allais-je être confronté pour ma première expérience professionnelle…