Petite pause musique avec une chanson du Nouvel album de Coldplay, “viva la vida”.
Petite pause musique avec une chanson du Nouvel album de Coldplay, “viva la vida”.
Voyant les tâches que l’on m’a confié, je me remet en question un instant. Ai-je le bon profil pour répondre aux attentes de cette entreprise? Ce n’est pas que la misson que l’on m’a confiée ne me plait pas, au contraire, le marketing mélée à du design web et de la publicité, rien ne pouvait mieux tombé pour moi. Non ce que je veux dire, c’est est-ce qu’un élève de ma formation, c’est à dire Gestion des Entreprises et des Administration, à reçu l’enseignement nécessaire pour advenir à des besoins marketing dans une entreprise? Je me pose la question alors que je commence ma recherche clients, et que le panel d’outils à ma disposition n’est pas assez complet pour faire face à tous les problèmes.
Evidemment ma formation est beaucoup plus axée sur la gestion et la comptabilité, mais c’est seulement à partir de ma deuxième année de cursus que je me suis aperçu que je n’étais pas fait pour ça.. Heureusement pour moi la formation de GEA est pluridisciplinaire et j’ai pu faire un peu de marketing, de stratégie d’entreprise, de droit, d’économie… autant de matières qui font que je reste tout de même trés utile en travaillant avec des gens qui n’ont jamais étudiés toute ces matières et qui ont besoin qu’on leur donne deux ou trois clés.
Donc non je ne suis pas un spécialiste marketing, mais j’ai encore du temps pour le devenir, et non je ne suis donc pas arrivé dans cette entreprise comme un imposteur? non?…
Le secteur d’activité est axé sur le design: webdesign, maintenance de page web, conception de logotype, d’affiche pour publicité, de programme d’affichage. Bref une nouvelle activité en plein essor. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si je me met à faire ma propre page web, ce sont mes collègues qui m’initient; grâce à eux je commence à manipuler des logiciels qui étaient jusque là beaucoup trop compliqués pour moi: photoshop, Illustrator, dreamweaver…
Les gens avec qui je travaille se soucient beaucoup de moi; eux-même ayant été stagiaires durant leurs parcours universitaire, ils savent trés bien à quel point c’est désolant de nous avoir fait venir pour que l’on fasse rien d’autre que de la photocopieuse. Je suis donc “chouchouté”, si je peux dire ( oui car c’est quand même du boulot qu’ils me donnent). Mais si ils s’occupent si bien de moi, c’est surtout parce que si ils m’ont fait venir, c’est pour les épauler et faire toutes les choses qu’ils n’ont pas le temps de faire: ils passent les trois quarts de leur temps sur leur écran à s’enerver sur un logo ou une affiche à rendre à un client dans des délais serrés. Et en ce qui concerne le reste des activités d’une entreprise: je suis là pour ça!
Mais il y à une raison principale à ma venue dans cette entreprise. En effet cette entreprise étant toute jeune, ils n’ont jamais conçus de stratégie marketing ou de plan d’action pour faire la promotion de leurs produits et services. Jusque là ils ne fonctionnaient que par du bouche à oreille ou des réseaux d’amis. Ce sont des designers je répète, il leur fallait donc quelqu’un qui (est censé) en connaitre un peu plus sur la question… c’est à dire moi, petit étudiant de Gestion des Entreprises et des Administrations…
L’entreprise où j’ai atteri est donc une PME (PYME en Espagnol). C’est une Société à Responsabilité Limité, de trois asssociés qui se partagent le maigre capital d’à peine un an d’existence d’entreprise. C’est une jeune pousse, ou start-up pour être à la mode. En gros c’est une entreprise toute jeune en phase de construction et qui ne s’est pas encore lancée sur le marché commercial (ou seulement à titre expérimental). C’est moi qui ai choisi d’être dans une PME, car si je veux un jour créer mon entreprise, il faut passer par des expériences où l’on commence en partant de rien; le petit jeu de mes camarades à l’époque où on cherchait des stages était de trouver l’entreprise qui avait le nom le plus connu: “hey moi je vais chez legrand”, “et ben moi je vais chez Danone”… Je pense bien à eux en ce moment les sachants dans un petit bureau coincé entre deux services, voyant passé 200 personnes dans une journée sans qu’une seule s’arrête pour leur donné quelque chose à faire ou leur porter intéret… Bref ce genre d’expérience ne m’interressais pas. Moi, je savais dès le départ que je ne venais pas pour observer le travail d’une grosse entreprise réputée, mais pour agir dans une petite organisation qui se bat sur tous les fronts pour se développer au plus vite. En étant dans ce type d’entreprise je savais que j’allais touché à toute les facettes de l’entreprise, et c’est ça que je recherchais…
Le jour où je suis arrivé dans l’entreprise, je n’étais pas très rassuré; tout d’abord parce que je n’étais pas si doué que ça en espagnole, ensuite parce que je n’avais eu aucun contact avec mon entreprise. Oui il faut savoir que lorsqu’on écrit à une entreprise Espagnole, il ne faut pas s’inquiéter de voir la réponse arriver trés tardivement, cela doit être une sorte de coutume.
Je ne savais donc pas où j’allais, ni qui je devais rencontrer et dans quelles conditions. J’arrive donc devant la porte, les genoux tremblant évidemment, en ayant peur de se tromper de mot pour dire bonjour, de faire mauvaise impression, d’etre mal habillé.. Bref le stress banal que chaque individus peut avoir avant de se plonger dans une aventure de 3 mois avec des inconnus, ne parlant pas la même langue qu’eux..
La porte s’ouvre et deux grands sourires m’acceuillent portés par deux jeunes trentenaires qui remplissaient a eux seul leur appartement réaménagé en bureau; tout est propre, sobre, mais évidemment design.
La discussion s’engage, evidement que dans un seul sens, n’ayant pour seule capacité de répondre que par des “si vale” (”oui d’accord”), essayant de décrypter au moins le sens général de leur phrase; mais finalement je crois que j’avais compris l’essentiel.
Ils m’installèrent sur le même bureau que l’un d’eux, mon maitre de stage, et me voilà posté devant un Mac qui va me servir de compagnon pendant 3 mois.
Cette étape éprouvante étant franchie avec succès, je pouvais enfin commencer à réfléchir à des problèmes plus profonds: à quelles tâches allais-je être confronté pour ma première expérience professionnelle…
J’effectue mon stage dans le cadre du programme Erasmus, et je tiens particulièrement à rédiger un article sur cette initiative qui part d’une très bonne intention en effet ;grace a Erasmus vous pouvez partir faire vos études ou votre stage à l’étranger dans une Université jumelée avec la votre et vous faire financer à la hauteur de 500€/mois pour ma part, et il y a des centaines de destinations.. mais cette initiative se traduit finalement par une prise de tête infinie…
La première étape pour souscrire a ce club, c’est d’aller au Service des Relations Internationales de votre Université, où, à votre premier passage, vous serez trés bien acceuili. Lors de cet entretien, qui doit intervenir au moins 6 mois a l’avance pour un stage, les responsables vous dresseront une liste d’une douzaine de papiers à récupèrer ( à vos assurances, à la mairie, a une autre assurance, a votre mutuelle..) ça me deconcerte rien qu’à l’idée d’en refaire la liste.
Pour ma part, j’avais reunis les papiers necessaires bien 2 mois avant de partir, mais un papier me manquait car il me fallait ma convention de stage, que mon entreprise n’avait toujours pas renvoyée, pour accéder au fameux césame de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie qui vous délivre votre attestation d’accident du travail, seulement après vous avoir recaler trois fois car vous n’aviez pas tout les papiers necessaires pour qu’il vous le délivre, et deux fois parce que vous êtiez arrivé à 16h48 et que c’était déjà fermé…
Bref nous sommes maintenant en Mai, et mon dossier au conseil général n’a toujours pas été délivré et traité, autant dire que je toucherai mes bourses qu’une fois mon stage terminé. Pratique non?
Ce qui nous amène au grand conseil: si vous partez avec Erasmus, soit vous avez des sous de coté pour vous assurez les 3 premiers mois histoire de survivre, soit vous priez pour que l’administration française fasse enfin son boulot dans les temps… donc préférez la première solution.
Je n’ai jamais fait de journal intime quand j’étais gosse, ce que je regrette, car cela m’aura permis de relire ma vie et voir où j’ai pu faire des erreurs… Mais je suis un etudiant désormais, et cela serai une erreur de ne pas profiter de milliers de gens qui peuvent m’aider à rectifier mes erreurs grâce à l’invention du siècle: Internet.
Je suis en deuxième année de DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, actuellement en stage de fin de cursus en Espagne, a Almería. Je créer ce blog pour diffuser chaque jour ce que je fais, ce que je découvre, ce qui me pose problème, ce que je trouve amusant… En fait ceci est le journal de bord d’un étudiant en Marketing qui part de rien, pour arriver à ce que beaucoup de jeune souhaitent un jour ou l’autre: créer sa propre entreprise. Cela mettra surement du temps, mais ce temps je souhaite le partager pour que mes reussites et mes erreurs puissent servir à d’autres, et que certains ayant de l’experience, voyant que je vire de bord, puissent me conseiller.
Mon nom ne sera jamais devoilé, pour la simple et bonne raison que l’objectif n’est pas de raconter ma vie, mais d’exposer un parcours.
Bon surf!